J’aimerais avant toute chose dire un grand merci à Guy Épélela qui s’est investi pour l’organisation de cette rencontre. J’aimerais mentionner le fait que ce jeune homme, qui ne fait pas de bruit, est un des grands parmi nous à Genève. Pour cette nouvelle édition du Congo week 2015, il a tout pris à sa charge pour faire venir les intervenants, les loger, offrir gratuitement à boire et à manger. Ce geste en dit long sur son implication, son abnégation et son courage extraordinaire. Je crois que je n’aurais pas assez de mots pour dire combien il me touche et combien je l’admire. Merci donc du fond du cœur Guy Epélela.

BK Kumbi : Lors de cette rencontre il y a eu trois interventions.
Jean-Jacques Wondo a mis en évidence les manquements de la RDC à ce sujet dans le sens où, par exemple, qu’une partie infime du budget était consacré à la défense nationale, soit quelque 400 millions de dollars en 2015, alors qu’un État comme l’Angola qui en superficie est la moitié du Congo, dépensait quant-à lui quelques 6,8 milliards de dollarspour sa défense. Il a également abordé la question des infiltrations dans l’armée régulière et les parallèles qu’il existait avec le régime de Mobutu qui avait ‘équatorialisé’ l’armée, comme on assiste aujourd’hui à la ‘swahilisation‘ de celle-ci. Ce qui indique que l’armée n’a jamais été perçue comme une permanence dans nos contrées mais qu’au contraire chaque armée qu’a connu le Congo était en quelque sorte une armée privatisée fortement dépendante de la personne au pouvoir. Dans la même suite d’idée, il a nous exposé comment certaines communautés ethniques du Congo ne disposaient pas de généraux alors que certaines minorités, tutsis en particulier, à la base de plusieurs rébellions contre le Congo, y étaient représentées de manière exponentielle. M. Wondo a attiré notre attention sur le fait que l’armée congolaise que l’on avait tendance à dénigrer comporte en son sein des éléments patriotiques et loyalistes et qu‘il était dans notre intérêt de travailler avec eux dans la mesure du possible.




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