L’Egypte, un partenaire militaire stratégique de la RDC
L’Egypte et la RDC ont signé des accords de formation et d’assistance militaires en 2010 lors de la visite du président Kabila au Caire, à l’époque où Hosni Mubarak était encore au pouvoir. Ce sont principalement des troupes de la Garde républicaine (GR)qui bénéficient de la formation dispensée par les égyptiens. 250 instructeurs de la garde présidentielle égyptienne avaient séjourné en RDC en 2014 pour former les unités de la GR dans les domaines de l’artillerie, des blindés, de la défense anti-aérienne, de l’anti-terrorisme ainsi que des spécialistes anti-émeutes en maintien et rétablissement de l’ordre public (MROP)[1].
L’Egypte, en collaboration avec la Russie, fournit régulièrement des matériels des armes et munitions au profit des FARDC. Ainsi, de grosses quantités de gaz lacrymogène ont été achetées par exemple en fin janvier 2018 auprès de la firme égyptienne KADER FACTORY FOR DEVELOPMENT INDUSTRIES en prévision des manifestations contre la prolongation du mandat de l’ancien président Joseph Kabila.
Dans sa lettre datée du 2 juin 2020, adressée au Président du Conseil de sécurité, le Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo a établi que des instructeurs étrangers avaient assuré la formation de membres des FARDC en territoire congolais, que du matériel avait été livré aux forces de sécurité congolaises et que des acteurs de l’aviation civile étrangère avaient apporté un soutien aux militaires congolais[2]. C’est le cas notamment des instructeurs israéliens qui ont formé des éléments de la Garde républicaine. Les firmes parastatales israéliennes ont fourni du matériel militaire aux FARDC depuis 2014, notamment dans le domaine des télécommunications militaires par la livraison des matériels d’écoutes et de surveillance électronique[3]. En décembre 2019 et en janvier 2020, des instructeurs de nationalité israélienne ont dispensé des formations aux forces spéciales des FARDC dans le secteur de Goma. Le Groupe d’experts a obtenu des témoignages de trois sources diplomatiques et de deux sources militaires concernant cette formation et la citoyenneté des instructeurs, ainsi que des photographies dans lesquelles on voit au moins 10 d’entre eux participer à cette formation[4].
C’est dans ce cadre que depuis 2016 que la mission militaire égyptienne avait entamé à former un embryon d’une unité parachutiste congolaise avec des formations élémentaires au sol à Kibomango, près de Kinshasa.
Selon nos sources, ces formations se sont accélérées actuellement et ont évolué à l’échelon d’un régiment (environ 1200 hommes). Pour ce faire, les instructeurs égyptiens ont sélectionné les éléments de cette nouvelle unités parmi les différentes brigades des forces de réaction rapide (31ème brigade, 32ème brigade, 20ème brigade et 22ème brigade) et des éléments de du 15ème régiment commando de la Garde républicaine. Il y a également deux pelotons des soldats du 123ème bataillon du régiment honneur et sécurité de la GR récemment formé et constitué principalement de jeunes Luba issus de l’UDPS, qui sont intégrés dans cette formation, à la demande du président Tshisekedi. Ces futurs parachutistes suivent leur formation à la base militaire aérienne égyptienne de Borg El-Arab située à 45 kilomètres au sud-ouest d’Alexandrie.
Genèse succincte des troupes aéroportées congolaises
Il sied de rappeler que depuis la disparition des Forces armées zaïroises en 1997, la RDC ne dispose plus d’unités des troupes aéroportées comme ce fut avec la 31ème brigade parachutiste du Centre d’entrainement des troupes aéroportées (CETA) casernée à Kinshasa près de l’aéroport de Ndjili, formée grâce à la coopération technique militaire entre la France et le Zaïre. Une unité qui a montré son efficacité au Tchad lorsque les FAZ ont participé en décembre 1981 à la mission d’une force d’interposition de l’OUA[5] lors du conflit de la bande d’Aouzou pour soutenir le président Hissène Habré, renversé par Goukkouni Weddeye appuyé par l’armée libyenne. L’offensive des éléments de cette unité offensive a permis la reprise de la ville stratégique de Faya Largeau en janvier 1982. La même unité, réputée pour sa discipline et sa combativité, sera dépêchée au Rwanda en 1990, à la demande du président Juvénal Habyarimana, aux côtés des éléments issus de la branche « Action » du SARM[6] et des éléments issus de la 31ème Brigade des troupes aéroportées du camp CETA, sous le commandement du général Donatien Mahele, pour contenir les premiers assauts du FPR. Ce contingent zaïrois, en synergie avec les forces françaises et belges, réussiront à mettre en déroute les combattants de l’APR et à les repousser de l’autre côté de la frontière rwandaise. C’est au cours de ces affrontements que le Général-major Fred Rwigema, le grand chef militaire l’APR trouvera la mort. Son adjoint, un certain Paul Kagame, prendra la direction de ce mouvement politico-militaire. Et nous connaissons la suite[7].
Il y a lieu de rappeler que les premières troupes parachutistes congolaises faisaient partie du CIP (Centre d’Instruction Parachute). Ce centre était exclusivement aux mains de l’assistance technique militaire israélienne qui forma les premières unités parachutistes de l’ANC (Armée nationale congolaise). Pour la petite histoire, c’est le 2ème Bataillon du CIP, commandé par le colonel en retraite Félix Kalombo, qui a assuré la sécurité dans la ville de Kinshasa (Léopoldville à l’époque), pendant que le Haut-Commandement militaire tenait sa réunion pour destituer Kasavubu par un coup d’état militaire soutenu par la CIA. Dans les années 1970, selon le témoignage du magistrat colonel en retraite Félix Kalombo, Mobutu va créer la DITRAC (Division des Troupes Aéroportées Renforcées de Choc), comprenant deux régiments. Cette unité sera ensuite commandée par les majors André Mpika et Bula après qu’ils aient terminé leur formation de Ranger School aux Etats-Unis[8]. La DITRAC sera remplacée par la suite par la BSP (Brigade spéciale présidentielle devenue DSP, une division d’environ 15 000 hommes, en 1986)[9]. Le CIP deviendra CETA (Centre d’Entrainement des Troupes aéroportées) en décembre 1972 avec l’assistance technique militaire de la France.
Conclusion : urgence d’une loi de programmation militaire pour soutenir la réforme des FARDC
La création de cette nouvelle unité pourra être un élément positif dans la montée en puissance des FARDC si on met à sa disposition des moyens d’équipement et d’entretien adéquats et qu’on ne la détourne pas de sa mission régalienne de défense du territoire national en évitant d’en faire une unité prétorienne chargée de défendre le nouveau régime Tshisekedi-Kabila. Cela doit surtout s’intégrer dans le cadre d’une loi de programmation militaire, inexistante, censée soutenir la réforme intégrale des FARDC, actuellement au point mort. Une loi de programmation militaire est une loi portant sur les dépenses d’investissement au sein d’une armée par un engagement financier pluriannuel qui fixe les effectifs et les crédits d’équipement et de modernisation de cette armée. Elle est censée encadrer la gestion du personnel, des biens et du matériel, en définissant la stratégie et les priorités en matière de défense en vie d’en accroitre l’efficacité opérationnelle. Ceci est capital d’autant qu’ à titre d’illustration, une dizaine de jeunes pilotes de chasse congolais ont été formés sous Kabila en Russie et en Biélorussie, mais ne peuvent voler faute d’avion. Ils se limitent actuellement à répondre à la parade matinale et croisent leurs bras pour le reste du temps. Les huit Sukhoi-25 disponibles et en activité (et huit hélicoptères Mi-24) de la Force aérienne sont pilotés par des mercenaires géorgiens et biélorusses. Avec un rayon d’action de 800 km, ces Sukhoi-25 ne sont pas équipés pour transporter des bombes et ne peuvent donc appuyer efficacement les unités au sol.
Jean-Jacques Wondo Omanyundu/Exclusivité DESC
Références
[1] http://afridesk.org/inedit-apres-setre-appuye-sur-lue-sur-recommandation-de-poutine-kabila-se-tourne-vers-legypte-pour-2016-desc/, 17/09/2014.
[2] https://documents-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/N20/114/18/PDF/N2011418.pdf?OpenElement.
[3] JJ Wondo, Les Forces armées de la RD Congo : une armée irréformable ? 2015, p.167. Disponible sur Amazon : https://www.amazon.fr/Forces-Arm%C3%A9es-Congo-irr%C3%A9formable-Prospective/dp/9090287744.
[4] https://documents-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/N20/114/18/PDF/N2011418.pdf?OpenElement
[5] Cette force internationale était commandée par le général Ambroise Malu-Malu qui était assisté par le feu général Amela Lokima Bahati (ERM et ancien commandant de la Gendarmerie nationale zaïroise).
[6] Service d’Action et de Renseignements Militaires, les renseignements militaires sous Mobutu.
[7] JJ Wondo, Les armées au Congo-Kinshasa. Radioscopie de la Force publique aux FARDC, 2013. P.138. Disponible sur Amazon : https://www.amazon.fr/Arm%C3%A9es-Congo-Kinshasa-Radioscopie-Force-publique/dp/1086972538.
[8] JJ Wondo, L’essentiel de la sociologie politique militaire africaine : des indépendances à nos jours, 2019, p 253 et 258. Disponible sur Amazon : https://www.amazon.fr/Lessentiel-sociologie-politique-militaire-africaine/dp/1080881778.
[9] JJ Wondo, ibid. p.275.



7 Comments on “FARDC : vers la formation d’une unité des troupes aéroportées par les Egyptiens ? – JJ Wondo”
Eryck Kiro
says:Pourquoi ne pas investir massivement dans l’armée de l’air? si je crois un article que j’ai lu sur votre site récemment l’armée de l’air des hélicoptères de l’Africains du sud on était très important lors de la guerre contre M 23 et pourquoi les hommes bien formé sont toujours à la garde républicaine alors qu’on a besoin deux pour défendre les frontières du pays notamment à lest où on est agressé par tous nos voisins?
GHOST
says:PARACHUTISTES? UNE HISTOIRE
Mobutu est l´un des premiers parachutistes congolais.. En effet, dans la Force Publique, les Belges affirmaient que les « congolais » ne possedaient pas des réflexes capables pour devenir des parachutistes.. Et pourtant pendant la seconde guerre mondiale, les parachutistes noirs d´orgine africaine avaient liberés la Belgique et la France. Lol..
Dès l´indépendance, Mobutu et ses amis ex membres de la FP avaient souhaités démontrer que les congolais possedaient toutes les facultés physiques pour sauter en parachute. Mobutu chef d´état major de l´ANC accompagné par des officiers superieurs vont obtenir leurs « ailes de parachutistes » en Israel. Jusqu´á la fin de sa vie, Mobutu va toujours porter ses ailes para sur son uniforme de « maréchal ».
L´histoire continue avec le fameux camp de para de Binza qui a a donné son nom au « Groupe de Binza ».. Vous connaissez la suite politique de cette histoire.
Sur le plan militaire, l´un des parachutistes et ami de Mobutu a laissé son nom dans l´histoire: Camp Tshatshi.. Un fameux para-commando dans la guerre contre la rébellion á Kisangani.
DITRAC/DSP/BSP/CETA
Mr JJ Wondo qui possede une solide documentation a largement raconté cette partie de l´histoire où la France va prendre la place historique d´Israel, pays « pionier » dans la formation des parachutistes au Congo.
L´HISTOIRE OUBLIÉE DE LA GARDE CIVILE
La Garde Civile est aussi une partie de cette histoire des parachutistes. En effet, la première formation selectionée et formée par les membres de la GSG 9 (Grenzschutzgruppe 9) de la RFA va faire la partie militaire de la formation en passant par Kota Koli (commando) avec les Belges, ensuite Kibomango avec les israeliens de Tsahal avant de termir par CETA.
Mis á part les membres de la DSP, les membres de la Garce Civile seront les « para-commando » en plus des anti-terroristes.
6 membres de la première promotion font continuer la formation en France au sein de la GIGN.. l´un d´eux est colonel dans la police et travaille avec Interpol en ce moment..’
La suite de l´histoire continue en Egypte.
LA GARDE CIVILE EN EGYPTE
Afin de vous aider á comprendre une chose importante, contrairement á la grande majorité des pays africains, l´Egypte a fait plusieures guerres contre Israel.
Souvenez-vous de ce facteur.. qui avait influencé le stage des membres de la Garde Civile..qui devaient passer par Kibomango avant de voyager en Egypte. Ce que les services de sécurité militaire en Egypte se mefient toujours des congolais á cause de cette relation particulière avec Israel. Tous ceux des congolais qui font des stages militaires en Egypte sont sous surveillance et pire les écoles ou academies militaires dans ce pays ont des « reserves » sur la qualité des connaissances qu´elles livrent aux congolais ayant toujours des craintes sur une possibilité d´espionage de la part d´Israel via les congolais.
A SUIVRE
Nous allons continuer avec des termes plus techniques.. tirés de la réflexion « Combattre les milices » que nous sommes entrain de mettre au point et qui sera publiée avec la collaboration de mr JJ Wondo.
Très prochainement nous allons parler du « MCO », d´OFFSET, et des contre-performances de l´armée congolaise á cause des approches « FRAGMENTAIRES » dans la formation militaire des congolais.
Junior
says:Juste une petite question – qui s’écarte peut être un peu de notre sujet;
puisqu’on parle de l’épisode de l’intervention de la 31ème Brigade au Tchad:
en m’appesantissant sur le parcours du Maréchal Libyen Haftar, j’ai cru comprendre qu’il était tombé en disgrâce auprès de Kadhafi après un échec lors d’opérations au Tchad…
Etait-ce face aux zaïrois que le Maréchal Haftar avait été confronté au Tchad?
Merci d’avance d’étancher – si possible – ma curiosité à ce sujet.
DESC-Wondo.org
says:Merci pour votre question.
Il est difficile de dire que c’est ace aux FAZ que les troupes du Maréchal HKhalifa aftar ont été défaites car les FAZ faisaient partie d’une mission internationale avec d’autres pays comme le Sénégal et les forces spéciales françaises. Le conflit de la Bande d’Aozou a été très long. On signale que Haftar s’est fait emprisonner en 1987 lors bataille de Ouadi Doum. A ma connaissance, les FAZ étaient plutôt déployées à Faya Largeau entre 1983 et 1984.
Junior B.
says:Merci pour vos précisions!
C’est toujours avec plaisir que je lis les articles du DESC au sujet de notre armée.
C’est depuis ma petite enfance que le Militaire est devenu une passion pour moi – j’étais tombé dans la petite bibliothèque familiale su le livre illustré Division Kamanyola, et c’était le déclic…
Malheureusement, plus tard dans mon adolescence, c’était à l’époque du 1+4, j’ai été dégoutté par l’état dans lequel étaient les officiers supérieurs que je croisais tous les matins à Kitambo Magasin sur le chemin de l’école…
Merci encore et continuez le bon travail que vous abattez!
GHOST
says:60 ANS DE STAGNATION Á CAUSE DE LA SUPERPOSITION DE COOPERATIONS MILITAIRES
Quand la RD Congo va fêter ses 60 ans d´indépendance, le bilan pour son armée démontre une stagnation, 60 ans de stagnation á cause des approches « fragmentaires » en matière de coopération militaire.
60 ans, un temps considérable a été perdu, tant pour la sécurisation du Congo que pour l´édification « cohérente » de sa force militaire.
Dans les archives de cet site DSC de JJ Wondo, vous allez retrouver des solides réferences qui indiquent que dès l´indépendance, les congolais ont adoptés une approche fragmentaire où on avait la Belgique (ironie de l´histoire car ce pays n´a jamais formé un seul officier congolais pendant 80 ans de colonisation) Israel, la Grèce, l´Italie ect.. pour former l´ANC. Cette tradition non-productive continue quand nous voyons les images des parachutistes congolais formés en Egypte.
Le plus drôle dans cette approche fragmentaire est nous n´avons rien appris de la superposition de ces coopérations militaires corrêlée á des luttes d´influence.
Dans cette lutte d´influence, il n´ya jamais eu concertation entre les partenaires géopolitiquement rivaux. Imaginez l´histoire de la Division Kamanyola confiée aux nord-coréens quand la France était entrain d´encadrer les parachutistes á CETA, la Belgique entrain d´entrainer les commandos á Kota Koli et surtout entrain de former les officiers á Kananga, tandis que les USA fournissaient la logistique et l´Italie formait les pilotes. Nous nous sommes retrouvés avec les doctrines militaires de l´OTAN et celles des pays du pacte de Varsovie.. pour notre malheur.
Les deux défaites lors des guerres du Shaba devaient nous enseigner l´importance d´une militaire unique. Oui, 60 ans après aucune doctrine militaire n´a émergé. Nous n´avons pas fait le choix d´adopter les standarts de l´OTAN pour tous les programmes de coopération destinés á nos forces armées.
60 ans après, une autre génération des militaires congolais devrait relire lucidement le RETEX de nos approches fragmentaires afin de tirer un enseignement pratique et pragmatique. C´est le but initial de la réflexion « Combattre les milices »
GHOST
says:MCO?
C´est un terme en usage dans l´aviation civile.. « Maintien des Capacités Opérationnelles » ce terme est de plus en plus utilisé dans les armées en occident.
Les images des parachutistes congolais formés en Egypte indiquent que les congolais sont retournés en 1960 quand il fallait démontrer aux belges que « nous possedons les capacités » physiques pour sauter en parachute. Avec un peu de recul, les lecteurs devraient se demander comment un pays qui possedait CETA, un centre d´entrainement des troupes parachutistes pendant plus de 30 ans peut faire le « outsourcing » pour aller entrainer ses parachutistes en Egypte?
Quand vous regardez ces images posez-vous la question cruciale du MCO.. ce qu´un parachutiste doit faire plus au moins 6 sauts en parachute par an pour maintenir sa forme.
La RDC qui ne possede pas des avions militaires pour assurer le MCO de ses parachutistes a-t-elle fait le bon choix en envoyant ses militaires en Egypte? Comment allons-nous maintenir les capacités opérationnelles de ces para quand ils retournent au Congo?
OFFSET
Offset? une partie des réponses á l´exigeance du MCO. Dommage, l´Egypte qui ne possede pas une industrie aéronautique ne peut pas fournir á l´armée congolaise des avions pour assurer le MCO des parachutistes. En effet, les images en provenance de l´Egypte font voir les avions Airbus « CASA » C295 ..
60 ans après, mis á part l´obligation de mettre fin aux approches fragmentaires, le concept « offset » doit être au coeur de toute coopération militaire. Un pays qui forme des parachutistes congolais doit le faire sur place au Congo. Il ne suffit pas de former les parachutistes au Congo, dans l´accord la fourniture des avions devant rendre possible le MCO doit influencer le choix du pays qui va obtenir ce contrat.
Mieux? Au lieu de recopier l´approche de CETA, il est temps de progresser vers une academie des forces parachutistes.